L’histoire de Gringo Custum commence par un déplacement. Neguin Yembas et Yan arrivent au Sénégal depuis le Gabon, puis fondent la marque en 2022 à Dakar. Quatre ans plus tard, leur univers fait l’objet d’un long portrait dans Dazed, l’un des médias internationaux les plus influents dans les cultures mode et jeunesse.
Créer en étant étranger
Le nom Gringo traduit précisément cette sensation. À son arrivée à Dakar, Neguin Yembas dit s’être senti étranger dans sa manière de s’habiller et de se comporter. Plutôt que de gommer cette différence, il en fait le moteur de la marque : silhouettes très visibles, superpositions, jeux de matières et attitude volontairement marginale.
Patchwork, récupération et création sans croquis
Le processus de Gringo Custum repose largement sur le patchwork et l’upcycling. Neguin récupère, découpe et reconstruit les matières sans passer systématiquement par le dessin ou le patron traditionnel. Les pièces sont pensées directement avec le textile avant d’être finalisées avec le couturier. Cette méthode donne à la marque une esthétique proche de l’objet unique et de la performance.
Dakar comme laboratoire
La marque s’est développée dans l’écosystème créatif dakarois, entre mode, musique, photographie et culture urbaine. Elle revendique un afrofuturisme qui ne cherche pas à reproduire une vision occidentale du luxe, mais à partir de son environnement réel. Les campagnes utilisent les rues, les textures et les communautés locales comme décor et comme matière narrative.
Pourquoi Focus Mode 241 doit suivre Gringo
Gringo Custum élargit la définition de ce que peut être un acteur de la mode lié au Gabon. La marque n’est pas basée à Libreville et son histoire est profondément sénégalaise, mais son origine passe par des créatifs arrivés du Gabon. Cette circulation des talents entre Libreville et Dakar montre que la mode gabonaise existe aussi dans des trajectoires régionales, hybrides et transfrontalières.
Source principale : Dazed, portrait de Gringo Custum publié le 19 février 2026, photographies Adrien de Hemptinne.
