À Libreville, la rentrée se prépare du côté de l’École de Mode de Nzeng Ayong. Les préinscriptions pour l’année académique 2026-2027 sont ouvertes. Stylisme, modélisme, coupe et couture, patronage, design textile et entrepreneuriat de mode figurent parmi les parcours présentés par l’établissement.
Créer ne suffit plus
Dans l’écosystème de la mode gabonaise, savoir dessiner, couper, coudre ou concevoir une collection constitue une base. Transformer ces compétences en entreprise durable représente cependant une autre étape.
C’est précisément sur ce terrain que l’École de Mode de Nzeng Ayong veut intervenir avec son parcours consacré à l’entrepreneuriat de mode.
De créateur à entrepreneur
Le parcours Entrepreneuriat de mode, d’une durée annoncée de neuf mois, vise à permettre aux apprenants de structurer une marque, comprendre son marché et transformer une pratique créative en activité professionnelle viable. Le programme présenté par l’école aborde notamment le business model, le marketing, la gestion et la vente.
Cette orientation répond à une problématique importante de l’industrie locale : un créateur ne doit plus uniquement savoir produire. Il doit également apprendre à fixer ses prix, identifier sa clientèle, construire une identité de marque, communiquer, commercialiser ses produits, gérer ses charges et développer progressivement son activité.
Une école gabonaise qui évolue avec son secteur
Créée en 1994 sous le nom de Centre de Formation Jeannot Paulin, l’École de Mode de Nzeng Ayong revendique aujourd’hui plus de trente années de transmission. Elle présente l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat parmi les dimensions de son projet pédagogique.
À mesure que la mode gabonaise cherche à se structurer, les besoins changent. Le pays a besoin de stylistes et de couturiers, mais également de responsables de marques, de professionnels capables de commercialiser des collections et d’entrepreneurs suffisamment structurés pour créer des emplois.
Former pour construire des entreprises de mode durables
Cette évolution de la formation est particulièrement intéressante dans un secteur où de nombreux talents développent encore leur activité de manière largement autodidacte. Former des entrepreneurs peut donc devenir aussi important que former des techniciens.
Pour l’industrie gabonaise de la mode, la question de la formation ne concerne plus seulement la maîtrise du vêtement. Elle concerne désormais aussi la capacité à construire des entreprises de mode gabonaises capables de durer.
