« Pourquoi est-ce si cher ? » La question revient souvent face à une pièce créée localement. Elle est légitime, mais la comparaison avec le prêt-à-porter importé oublie généralement un facteur essentiel : les volumes de production.
Une grande enseigne peut fabriquer des milliers d’unités d’un même modèle, négocier ses matières à grande échelle et répartir ses coûts de développement sur énormément de ventes. Un atelier gabonais produit souvent à l’unité ou en petite série, avec davantage de travail manuel par pièce.
Le prix doit rémunérer le travail invisible
Dessin, patronage, essais, retouches, finitions et gestion du client ne sont pas visibles sur l’étiquette, mais mobilisent du temps et des compétences. Si le prix ne les couvre pas, l’atelier finit par sous-payer son propre travail.
Le local doit aussi prouver sa qualité
Plus cher ne signifie toutefois pas automatiquement meilleur. Une création gabonaise doit convaincre par sa coupe, sa durabilité, son service et ses finitions. Le défi du Made in Gabon consiste donc à expliquer la valeur de la petite production tout en améliorant le rapport entre qualité, expérience et prix.
