Depuis décembre 2017, Lydie Renée Kaï avance dans le mannequinat avec une ligne claire : transformer une passion en véritable parcours professionnel. Née à Libreville et aujourd’hui installée dans la capitale gabonaise, elle s’est construite entre podiums, concours de beauté, shootings et collaborations avec des créateurs du Gabon et du continent.
À 1,75 m, elle se définit avant tout comme mannequin runway. Son allure, son charisme et son élégance sont les qualités qu’elle estime les plus représentatives de son identité sur un podium. Mais derrière cette image maîtrisée se trouve surtout une personnalité qui place la détermination au centre de son évolution.
De l’Afrique du Sud au mannequinat
Son histoire avec la mode s’est accélérée loin du Gabon. Alors qu’elle participait à Miss Francophone South Africa, des photographes liés à la Soweto Fashion Week remarquent son profil et l’encouragent à poursuivre dans cette direction. Cette expérience agit comme un déclencheur.
À son retour vers l’univers de la mode gabonaise, un autre élément joue un rôle important : une publication de sa colocataire attire l’attention d’un styliste de la marque streetwear Paguimo, qui souhaite la faire participer à des shootings et à des défilés. Peu à peu, ce qui ressemblait à une opportunité ponctuelle devient une trajectoire.

Se former pour mieux comprendre le métier
Lydie Renée Kaï a suivi une formation auprès de Pro Mixte Talent Fashion 241. Aujourd’hui, elle évolue en freelance et n’est pas représentée par une agence. Cette indépendance l’oblige à gérer elle-même son image, ses opportunités et la progression de sa carrière.
Elle pratique principalement le podium, mais aussi la photographie et la vidéo. Son profil correspond à une génération de mannequins gabonais qui doivent souvent être polyvalents pour rester visibles dans un marché où les opportunités sont encore irrégulières.
Des podiums qui construisent l’expérience
Ces dernières années, elle a participé à plusieurs rendez-vous de la mode : CLOFAS 2025 et 2026, K’Elle pour Elles 2024 et 2025, Sun Fashion League 2024, Sabo Fashion 2024, le défilé de l’École de Mode de Nzeng-Ayong en 2025, Issé Fashion Show 2023 et UCreate 2023.
Son parcours l’a également amenée à travailler avec Touch by Rhim, Tito Style, Issé by Lita, Chouchou Lazare, Sabo Fashion, Anicet Design, Dimbou Van, OJ Fashion, mais aussi avec des créateurs venus d’autres pays africains comme Sapamina et Mida au Mali, Maysah en Côte d’Ivoire et Kreshesse à Brazzaville.

Elle a par ailleurs participé à un projet éditorial pour KoloMag au Cameroun. Ses expériences de concours l’ont conduite en Afrique du Sud pour Miss Francophone South Africa, en République démocratique du Congo pour Miss Afrique Francophone, ainsi qu’à Miss Université Gabon. Parmi toutes ces étapes, elle considère Miss Francophone South Africa comme l’expérience la plus importante de son parcours.
Une signature faite d’allure, de charisme et de discrétion
Dans la vie comme dans son travail, Lydie décrit son style comme élégant, casual, glamour et discret. Sur scène, elle recherche avant tout une présence forte sans surjeu. Elle estime que son allure et son charisme la distinguent, tout en reconnaissant qu’elle souhaite encore perfectionner sa démarche et son expression sur le podium.
Être mannequin pour moi, c’est vivre ma passion. — Lydie Renée Kaï

« Le mannequinat au Gabon a du potentiel, mais il reste sous-exploité »
Son regard sur le secteur gabonais est à la fois positif et lucide. Pour elle, le mannequinat dispose d’un véritable potentiel, mais il reste encore sous-exploité. Le manque de visibilité et le nombre limité d’opportunités constituent, selon elle, deux des principales difficultés rencontrées par les mannequins.
Elle plaide pour une meilleure valorisation des talents et pour un environnement professionnel plus attractif. Cette professionnalisation passe autant par les agences et les organisateurs d’événements que par les créateurs, photographes, écoles, médias et marques capables de créer du travail régulier.
Parmi les professionnels gabonais qu’elle suit particulièrement, elle cite le styliste Sun Alejandro, Touch by Rhim, Maison 3 Points et le photographe Yvan Pictures Gabon.
Paris, Londres, New York, Milan : l’horizon international
Lydie Renée Kaï ne cache pas son ambition : elle souhaite développer une carrière internationale. Les Fashion Weeks de Paris, Londres, New York et Milan figurent parmi ses objectifs, avec l’idée de construire à terme une présence professionnelle à Londres.
Elle rêve également de travailler avec Adama Paris, Carolina Herrera, Versace et Victoria’s Secret. Des références très différentes, qui traduisent son envie d’explorer autant la mode africaine que les grandes scènes internationales.

La détermination comme moteur
En dehors des podiums, Lydie considère la détermination comme sa principale force. C’est ce qui lui permet, dit-elle, de continuer à progresser et de donner le meilleur d’elle-même malgré les limites du marché local.
Son conseil aux personnes qui souhaitent commencer le mannequinat tient en deux mots : passion et discipline. Deux exigences qui résument aussi son propre parcours, construit progressivement depuis 2017, sans agence permanente mais avec une volonté constante d’avancer.
Fiche mannequin
Nom : Lydie Renée Kaï. Nationalité : gabonaise. Résidence : Libreville. Taille : 1,75 m. Tour de poitrine : 81 cm. Tour de hanches : 100 cm. Pointure : 40/41. Taille de vêtements : S. Yeux : marron. Cheveux : noirs. Spécialités : podium/runway, photo et vidéo.
Crédits photographiques communiqués sur les visuels transmis : Yvan Gabon Pictures, Junior Photographie et JPK. Coiffure indiquée sur certains visuels : Rainbow Coiffure. Make-up : Miss__Dia.