Culture

K’Elle Pour Elle : la 7e édition poursuit le pari de l’autonomisation des jeunes femmes

Formation professionnelle, accompagnement et accès aux outils de démarrage : K’Elle Pour Elle poursuit son action auprès des jeunes femmes, avec un déploiement progressif dans les provinces.

K’Elle Pour Elle développe des parcours de formation et d’accompagnement à destination des jeunes femmes au Gabon.

La septième édition de K’Elle Pour Elle s’inscrit dans la continuité d’une initiative gabonaise qui place la formation et l’autonomisation des jeunes femmes au cœur de son action. Porté par l’association du même nom, le programme accompagne notamment des jeunes filles déscolarisées ou en situation de vulnérabilité vers l’acquisition de compétences professionnelles et la construction d’une activité génératrice de revenus.

Au fil des éditions, K’Elle Pour Elle a progressivement étendu son champ d’intervention au-delà de Libreville. L’année 2026 a notamment été marquée par des actions de formation à Oyem et à Franceville, avec des parcours orientés vers des métiers pratiques et accessibles.

De la formation à l’autonomie professionnelle

Coiffure, onglerie, pâtisserie, informatique, bureautique ou encore métiers liés à l’esthétique figurent parmi les domaines mobilisés dans les différentes actions du programme. L’objectif est de transmettre des savoir-faire pouvant ouvrir la voie à une insertion professionnelle, à l’emploi ou à la création d’une petite activité indépendante.

En mars 2026, des informations relayées par la presse faisaient état de près de 100 femmes formées à Oyem et de plus de 150 jeunes filles accompagnées à Franceville. La caravane de formation organisée dans le Haut-Ogooué s’est déroulée du 25 février au 5 mars, avec des modules en informatique, pâtisserie, onglerie, maquillage et coiffure.

L’enjeu du passage à l’activité

L’acquisition d’une compétence ne garantit pas, à elle seule, une autonomie financière. L’accès au matériel, au financement de départ, aux stages, aux débouchés commerciaux et à un accompagnement après la formation reste déterminant pour permettre aux bénéficiaires de transformer leurs acquis en revenus durables.

Cette question a également été mise en avant en septembre 2026, lors d’échanges autour de l’avenir du programme « Une Femme, Une Formation, Un Métier ». Les responsables de K’Elle Pour Elle ont notamment plaidé pour un meilleur accès aux outils de démarrage, afin que les femmes formées puissent concrètement exercer le métier appris.

Un projet qui élargit son ancrage territorial

L’extension des activités vers les provinces constitue un autre axe important. Après les étapes d’Oyem et de Franceville, l’ambition affichée en mars 2026 était de poursuivre le déploiement dans d’autres localités, avec la perspective de toucher progressivement les neuf provinces du Gabon.

Au-delà des formations, K’Elle Pour Elle s’inscrit dans un écosystème où se croisent initiatives sociales, entrepreneuriat féminin et secteurs créatifs. Son festival « L’Art au service du social » mobilise notamment des acteurs de la mode, de la culture et des arts autour du financement de parcours de formation et de l’inclusion.

La 7e édition dans la continuité d’un engagement

Avec cette septième édition, K’Elle Pour Elle poursuit un engagement construit autour d’une idée simple : donner aux jeunes femmes davantage que des encouragements, en leur ouvrant l’accès à des compétences et à des perspectives professionnelles. La portée réelle de cette démarche se mesurera aussi à la capacité de consolider le suivi des bénéficiaires, de faciliter leur installation et de créer des passerelles avec les entreprises et les partenaires.

Pour les initiatives de formation comme pour les événements artistiques qui les soutiennent, le défi reste celui de la continuité : faire en sorte que les compétences acquises deviennent des activités viables et que les opportunités atteignent durablement les femmes concernées.