Lorsqu’un public voit une collection terminée, il voit le résultat. Le créateur, lui, voit une accumulation de coûts engagés plusieurs semaines ou mois auparavant. C’est l’une des raisons pour lesquelles le prix final d’un vêtement local peut être mal compris.
Le premier coût est celui du développement
Avant la production, il faut dessiner, rechercher les matières, construire ou adapter des patrons, réaliser des prototypes et effectuer des essayages. Une pièce peut être refaite plusieurs fois avant d’atteindre le résultat souhaité. Ces heures de travail doivent être intégrées au coût.
Produire ne suffit pas : il faut vendre
Viennent ensuite tissus, fournitures, main-d’œuvre, finitions, étiquettes, emballages et transport, puis le shooting, les mannequins, la beauté, le graphisme, le site, la publicité et parfois l’événement de lancement.
- Développement : recherche, patronage, prototypes et essayages
- Production : matières, fournitures, main-d’œuvre et finitions
- Image : photo, vidéo, modèles, beauté et direction artistique
- Vente : emballage, site ou boutique, paiement, livraison et service client
- Communication : presse, réseaux sociaux, événements et publicité
Il n’existe pas de montant unique valable pour toutes les collections au Gabon. Le bon calcul consiste à établir le coût complet de chaque produit avant de fixer son prix. Une marque qui ne chiffre pas son temps peut vendre beaucoup tout en perdant de l’argent.
